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C’est au Congo en 1981 que Mayor Bidas voit le jour. Un an plus tard, son père marin est transféré en France et c’est à Montmagny que la famille s’installe.
Mais en 1995, le divorce de ses parents et leur retour au Congo le contraignent à rester seul, devant se battre pour survivre. Il tombe alors dans la délinquance. Influencé par I AM, NTM, Mobb Deep ou encore le Wu-Tang-Clan, il s’initie au rap, un genre qui lui permet d’exprimer sa colère. Ses parents l’incitent à revenir au Congo pour des vacances en 1997.
Mais les vacances sont de courte durée et la vie prend une autre tournure quand la guerre frappe le pays. Le soleil et la détente se transforment alors en calvaire quand des rebelles envahissent la ville et n’épargnent ni femmes ni enfants. Très vite, les soldats ont besoin de renfort et n’hésitent pas à enrôler des enfants, leurs fournissant des armes afin qu’ils défendent leurs familles. Mayor Bidas fera partie de ses enfants. C’est de cette époque que lui viendra son nom, Bidas, comme le soldat qui l’a enrôlé et Mayor (maire an anglais) comme pour marquer son sentiment de force à l’époque, il se croyait invincible, c’était le maire soldat de la ville. Ce fut une époque forte en émotions et en souvenirs troublants, comme ces centaines de corps, gisant tout au long du périphérique, ou encore le fait de voir des voisins se faire tuer, ces épisodes marqueront l’esprit de Mayor Bidas à jamais. Cette réalité, aussi sombre soit elle, dure près d’un an, jusqu’à ce que le gouvernement français intervienne et le rapatrie en France, fin 1997.
Là, il se plonge définitivement dans le rap et raconte son enfance atypique, s’exprime pour mieux accepter, se place en messager pour peindre une réalité dure et cruelle, il laisse s’évader une colère qui dort en lui et utilise le rap comme une arme.
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