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Dîtes à la gloire que je suis dans les bouchons, j’arrive ». Attendu
par tous les junkies en manque de rimes et de punchlines, le premier
album de Nakk Mendoza a enfin été accouché. Le bébé s’appelle « Le monde
est le pays » et pèse plusieurs tonnes. Son géniteur est resté fidèle à
son style privilégiant une écriture fine pleine de métaphores méga
fortes et de rimes rythmées. Il a surtout réussi le pari de la longueur.
L ‘album s’écoute de la première à la dernière pistes sans laisser le
temps de penser « Tiens, je vais zapper celle-ci ». Le poète de Boboch
nous parle de ses problèmes et de ceux de ce monde avec une gravité
saupoudrée d’ironie, rendant la recette savoureuse et digeste. Et avec
Seth Gueko, Dosseh et Despo Rutti en featurings, « l’enfant de la France
étranglé par le cordon ombilical » s’assure de montrer qu’il est bien de
retour dans le game. S’il « rappe avec son cœur » et que ses « autres
organes sont jaloux », ils risquent de ne pas être les seuls à être
envieux devant tant de talents.
 
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